« La terre crue est utilisée depuis onze millénaires. Il s’agit du matériau de construction le plus répandu à travers le monde. Un tiers de l’humanité vit dans un habitat en terre, soit plus de deux milliards de personnes dans 150 pays »*
Il existe plusieurs techniques de construction utilisant la terre crue : le pisé, la bauge, l’adobe, la brique de terre compressée, le torchis. Nos écoles sont construites en pisé et adobe.
Le pisé
Il s’agit de terre coulée dans des coffrages, traditionnellement appelés banches. La terre est idéalement graveleuse et argileuse, mais on trouve souvent des constructions en pisé réalisées avec des terres fines. L’école bioclimatique est fabriquée selon la technique ancestrale de construction du pisé dans des coffrages en bois.
L’adobe
L’adobe est la brique de terre crue, moulée et séchée au soleil et utilisée comme matériau de construction. Ces briques sont obtenues à partir d’un mélange d’argile, d’eau et de paille. L’école bioclimatique est aussi fabriquée selon la technique ancestrale des briques d’adobe moulées à la main et séchées au soleil.
Constructions traditionnelles : l’exemple du Maroc.
Les constructions en terre crue sont très répandues dans le Sud du Maroc par exemple. Les toitures sont réalisées en bois : poutres en palmier ou autre bois solide de grande taille, recouvertes d’un treillis de roseaux puis d’une épaisse couche de terre. Ce savoir-faire est très ancien et des constructions datant du 17e siècle, comme la kasbah Amridil, à Skoura ou celle de Taourirt à Ouarzazate dans le Haut-Atlas sont encore sur pied dans la région. Ces matériaux sont parfaitement adaptés au climat de la région du fait de leurs grandes qualités thermiques.
Avantages de la terre crue :
Valorisation des savoir-faire traditionnels, respect du patrimoine architectural
Au Maroc, l’architecture de terre doit son existence au savoir-faire local exceptionnel. Dans la région de Ouarzazate, les mâalems, artisans spécialisés dans la terre, maîtrisent parfaitement la technique du pisé et de l’adobe. Ils savent reconnaître les terres qui conviennent et où l’extraire. Il est devenu nécessaire et urgent de réhabiliter ce savoir qui disparaît progressivement. Sur le chantier en cours à l’école de Tiriguioute, les jeunes ouvriers se forment à la construction en terre. Certains sont maintenant devenus des mâalems.
Emploi de main d’œuvre et d’artisans locaux, utilisation de matériaux locaux
Tous les artisans sont employés localement. Les matières premières sont disponibles localement : la terre est en général prélevée directement sur le lieu de construction pour le gros œuvre et dans une carrière proche pour les finitions ; le roseau pousse sur place et le bois de charpente est importé des régions forestières du Maroc ou bien des palmeraies avoisinantes comme c’est le cas à Skoura.
Bonne adaptation des matériaux au climat, qualités thermiques et acoustiques
L’excellente inertie thermique des murs épais (50 à 80 cm) permet de conserver une température fraîche en été et chaude en hiver, à l’intérieur des bâtiments. En effet, du fait de sa densité élevée et de sa perméabilité à la vapeur d’eau, la terre permet un remarquable stockage de la chaleur solaire et une excellente régulation de l’hygrométrie de l’air intérieur. Elle constitue un très bon isolant phonique.
Faible coût de construction et de maintenance.
La terre est un matériau abondant et donc peu onéreux. La fabrication de l’adobe ou du pisé requiert beaucoup moins d’énergie que la chaux, les briques cuites ou le ciment et ne génère pas de CO2 ni de déchets. Sur le chantier, il n’y a pas d’électricité, tout se fait à la main.
Techniques bio-climatiques
Le choix de la terre crue doit s’accompagner d’un apport de techniques nouvelles permettant d’optimiser les performances thermiques du bâtiment. Il est ici question de techniques bioclimatiques, autrement dit de techniques passives et non de techniques actives de chauffage ou de climatisation. Ces techniques jouent sur la conception du bâtiment lui-même et ne nécessitent aucun apport d’énergie ou de maintenance supplémentaire. Elles prennent en compte les conditions spécifiques du climat ; l’environnement au sens large ; les conditions d’occupation du bâtiment et le comportement des usagers pour procurer un confort thermique, visuel et acoustique optimal ainsi qu’une bonne qualité de l’air intérieur.
Parmi les techniques bioclimatiques, on trouve le choix de l’orientation des façades principales ; l’isolation des murs et de la toiture ; l’agencement des espaces intérieurs ; les ouvertures ; la ventilation ou encore le traitement des espaces extérieurs (végétation, circulation du vent, ombrages…). Le choix de ces stratégies et leur intégration dans une construction en terre crue sont assurés par une architecte qualifiée qui accompagne les mâalems pendant toute la durée du chantier.
Entretien et durée de vie
La terre crue demande un entretien plus régulier que d’autres matériaux : la base des murs (appelée « botte »), les enduits, les toitures sont érodées par le vent, la pluie et les infiltrations d’eau. Ils doivent être rénovés tous les trois à cinq ans en moyenne. Cela peut paraître contraignant, cela dit ces travaux sont très peu onéreux et les artisans (ou « mâalems ») sont sur place.
Bien entretenus, les constructions en terre crue sont très durables : on estime leur durée de vie à 300 ans minimum.
Terre crue
Il existe plusieurs techniques de construction utilisant la terre crue : le pisé, la bauge, l’adobe, la brique de terre compressée, le torchis. Nos écoles sont construites en pisé et adobe.
Le pisé
Il s’agit de terre coulée dans des coffrages, traditionnellement appelés banches. La terre est idéalement graveleuse et argileuse, mais on trouve souvent des constructions en pisé réalisées avec des terres fines. L’école bioclimatique est fabriquée selon la technique ancestrale de construction du pisé dans des coffrages en bois.
L’adobe
L’adobe est la brique de terre crue, moulée et séchée au soleil et utilisée comme matériau de construction. Ces briques sont obtenues à partir d’un mélange d’argile, d’eau et de paille. L’école bioclimatique est aussi fabriquée selon la technique ancestrale des briques d’adobe moulées à la main et séchées au soleil.
Constructions traditionnelles : l’exemple du Maroc.
Les constructions en terre crue sont très répandues dans le Sud du Maroc par exemple. Les toitures sont réalisées en bois : poutres en palmier ou autre bois solide de grande taille, recouvertes d’un treillis de roseaux puis d’une épaisse couche de terre. Ce savoir-faire est très ancien et des constructions datant du 17e siècle, comme la kasbah Amridil, à Skoura ou celle de Taourirt à Ouarzazate dans le Haut-Atlas sont encore sur pied dans la région. Ces matériaux sont parfaitement adaptés au climat de la région du fait de leurs grandes qualités thermiques.
Avantages de la terre crue :
Techniques bio-climatiques
Le choix de la terre crue doit s’accompagner d’un apport de techniques nouvelles permettant d’optimiser les performances thermiques du bâtiment. Il est ici question de techniques bioclimatiques, autrement dit de techniques passives et non de techniques actives de chauffage ou de climatisation. Ces techniques jouent sur la conception du bâtiment lui-même et ne nécessitent aucun apport d’énergie ou de maintenance supplémentaire. Elles prennent en compte les conditions spécifiques du climat ; l’environnement au sens large ; les conditions d’occupation du bâtiment et le comportement des usagers pour procurer un confort thermique, visuel et acoustique optimal ainsi qu’une bonne qualité de l’air intérieur. Parmi les techniques bioclimatiques, on trouve le choix de l’orientation des façades principales ; l’isolation des murs et de la toiture ; l’agencement des espaces intérieurs ; les ouvertures ; la ventilation ou encore le traitement des espaces extérieurs (végétation, circulation du vent, ombrages…). Le choix de ces stratégies et leur intégration dans une construction en terre crue sont assurés par une architecte qualifiée qui accompagne les mâalems pendant toute la durée du chantier.
Entretien et durée de vie
La terre crue demande un entretien plus régulier que d’autres matériaux : la base des murs (appelée « botte »), les enduits, les toitures sont érodées par le vent, la pluie et les infiltrations d’eau. Ils doivent être rénovés tous les trois à cinq ans en moyenne. Cela peut paraître contraignant, cela dit ces travaux sont très peu onéreux et les artisans (ou « mâalems ») sont sur place. Bien entretenus, les constructions en terre crue sont très durables : on estime leur durée de vie à 300 ans minimum.
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